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Communiqué sur la suspension du CEID par le Ministère de l’intérieur de la Guinée équatoriale.

M. Clemente Engonga Nguema Onguene, Vice-Premier Ministre chargé du secteur Politique, Démocratie et Ministre de l'Intérieur et des Collectivités Locales a publié une résolution, notifiée à cette organisation le 16 Mars, qui ordonne la suspension de "toute activité jusqu'à nouvel ordre" pour violation de l'ordre public du «Centre d’étude et initiatives pour le développement (CEID)». Le ministre affirme que « des discours nuancés d’incitations à la violence et de commentaires destinés à provoquer une révolte des jeunes (...) ont été entendus » durant une activité organisé par le CEID, propos qui sont erronés et sans aucune base.


Le Forum de Jeunes équatoguinéens pour la tolérance et le développement, a été organisé par cette association du 29 à 31 Janvier 2016, en collaboration avec plusieurs institutions, y compris le ministère de la Jeunesse et des Sports du Gouvernement de la Guinée Équatoriale. Ce forum social, le premier de cette catégorie dans l'histoire qui allait se tenir, avait rassemblé plus de 120 participants provenant de tout le pays, y compris de jeunes professionnels de diverses branches et le personnel de la Direction Générale de la Jeunesse. Après la première journée inaugurale, le forum avait été interrompu et interdit sans aucune procédure administrative légale, juste avant le début de la deuxième journée par des hauts fonctionnaires du ministère de l'Intérieur, et sous l’ordre du gouverneur de la province de « Litoral », Amado Nguema Owono.
Pour le CEID cet acte n’est qu’une nouvelle expression du contexte défavorable et restrictif dans lequel les organisations de la société civile doivent exercer leur rôle en tant que partie prenante d’un développement durable, et en particulier, une nouvelle escalade du harcèlement que le CEID subi depuis quelques années, en tant que pilier et moteur d’une société civile autonome et puissante. Depuis Mai 2010, l'un de ses principaux dirigeants reste arbitrairement exclu de son emploi à l'Université Nationale par des ordres au-delà de questions d’emploi; en Juillet 2011 le même ministre a ordonné, sans justifier une raison quelconque, la suspension d'un cours de gestion d’ONG dirigés aux associations et organisé par le CEID dans la ville de Bata.
Le CEID a déjà déposé un recours administratif contre cette résolution « nulle et non avenue», clairement en dehors de la loi en vigueur en Guinée Équatoriale.
Face à cette nouvelle attaque du ministère de l'Intérieur, CEID déclare:

1. Le CEID est une association équatoguinéene sans but lucratif légalement constituée depuis 1998, qui travaille pour le développement du pays en totale respect de la légalité en dépit des difficultés, limitations et problèmes posés par ce Ministère.
2. Le Forum des jeunes, soutenu directement et effectivement par le Ministère de la Jeunesse, est inclut dans les activités de développement du pays et qui figurent dans les statuts de l'organisation.
3. Le CEID nie catégoriquement la véracité des arguments du ministre de l'Intérieur, qui peuvent être qualifiés de faux. Ces arguments ne peuvent qu’émaner de jugements de valeur libre ou de l'imagination de la personne qui les exprime, car ils manquent de toute objectivité. Le discours durant le forum auxquels on fait référence ne sont même pas attribués ou imputables directement ou indirectement aux membres du CEID. En plus, il suffit de lire le titre pour savoir que le forum vise à répondre de manière pacifique, civilisée et ouverte au public, aux questions sur l’éducation en valeurs et des inquiétudes des jeunes. En plus, les activités se sont déroulées sans aucune plainte et en total coopération avec le ministère en charge du secteur de la jeunesse.
4. Les opinions exprimées dans le discours et les commentaires de participants au cours d'une des sessions du Forum relèvent de la liberté d’expression individuelle de ses auteurs conformément à l'article 13.1 b) de la Loi fondamentale, et ne représentent pas un motif pour suspendre les activités d’une organisation comme le CEID.
5. Ces actions récurrentes du ministère de l'Intérieur, non seulement vont à l'encontre des droits fondamentaux et le développement de la jeunesse et de la société civile, mais pourrait conduire à plus de frustration dans ces secteurs, en particulier les jeunes, qui en face de tels actions, seraient tentés à des actes de violence que nous condamnons fermement.
6. Les actions du ministère de l'Intérieur ne visent qu'à empêcher le travail pour le renforcement de la société civile nationale nécessaire au développement durable, car:
       • Elles sont contraires aux prévisions légales fondamentales de la loi num. 6/2006 sur la Procédure Administrative en vigueur en Guinée Équatoriale.
       • Elles sont contraires à la Loi Générale des Associations de la Guinée Equatoriale, ainsi qu’à l’obligation pour l’état de garantir les droits           fondamentaux sur la liberté d’associations et liberté d’expression, protégées pars la            loi fondamental de Guinée Equatoriale (Art. 13) ;
       • Elles sont contraires aux instruments internationaux ratifiées par le pays, en particulier, Pacte international relatif aux droits civils et politiques, (Art. 22) et la charte africaine des droits de l'homme et des peuples                      (Art.10) 
7. Selon les engagements nationaux et internationaux les Etats, y compris la Guinée équatoriale, sont responsables de la promotion et protection de la liberté d'expression, d'association et de réunion pacifique et le droit de participer aux affaires publiques.
8. Si cette décision est maintenue, le gouvernement de la République de la Guinée Equatoriale serait en train de faire un pas en arrière sur ses engagements envers la société civile, exprimée dans la relance du processus de validation soumis à l'Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE), ainsi qu’aux engagements envers le Conseil des droits de l’hommes dans l'examen périodique universel de l'ONU en 2014, sur la liberté d'expression, de réunion et d'association (134.72).

Par conséquent le CEID demande au gouvernement la levée de la suspension ; alerte a l'opinion publique nationale et internationale sur le risque posé par la suspension d'une des organisations les plus importantes de la société civile de la Guinée équatoriale ; prévient que ces actes sont un sérieux revers pour le respect des droits et des libertés fondamentales, ainsi qu’un coup à l'un des piliers essentiels pour le développement durable de tout pays, qui es la société civile.


Bata, Guinée équatoriale, le 23 Mars, 2016

Par le Conseil d’administration:
Dr. Enrique Asumu (Président)
D. Mariano Nkogo (1er Vice-président)
D. Alfredo Okenve (2me Vice-président 2º)
D. Ignacio Euka (Secrétaire General)
Email: Esta dirección de correo electrónico está siendo protegida contra los robots de spam. Necesita tener JavaScript habilitado para poder verlo. / Esta dirección de correo electrónico está siendo protegida contra los robots de spam. Necesita tener JavaScript habilitado para poder verlo.
Tel: +240 333 08 06 94 / +240 222 27 58 94 / +240 222 66 54 14
Web: www.ceidge.org

 

 

Actividades

Participación de CEID en un taller de la ONG IBP en Washington DC

IBP Washington2019El pasado enero la ONG Internation Budget Partneship (IBP) organizó un taller sobre iniciativas de presupuesto abierto, en el marco de la transparencia presupuestaria, la rendición de cuentas y la participación ciudadana. El taller tuvo lugar en Washingon DC (EEUU) entre el 23 y 25 de enero. A él acudió nuestro segundo vicepresidente y encargado de Cooperación Internacional y Programas de Buena Gobernanza, Alfredo Okenve. Junto a él, una treintena de investigadores de la sociedad civil de varios países de todos los continentes, también participó en el evento.

Comunicados

El Gobierno de Guinea Ecuatorial disuelve ilegalmente CEID

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El pasado 3 de Julio de 2019 el Centro de Estudios e Iniciativas para el Desarrollo de Guinea Ecuatorial (CEID) recibió la Resolución num 01/2019, de fecha 11 de abril, del Ministro de Interior por la que se ordena la disolución de la asociación. Dicha resolución ha sido dictada de manera ilegal, arbitraria, con acusaciones totalmente falsas e infundadas y no respetando los compromisos del Gobierno contraídos ante el Consejo de Derechos Humanos de Naciones Unidas, la Comunidad de Países de Lengua Portuguesa CPLP, la iniciativa para las industrias extractivas EITI, o el Plan de Desarrollo adoptado en las Conferencia Económicas Nacionales de 2007 y 2019, al conculcar el derecho de asociación reconocido en la constitución y tratados internacionales.

Diversos

CEID agradece el apoyo y exige una vez más a las autoridades y a jueces que investiguen

Desde el brutal ataque al vicepresidente de CEID, Alfredo Okenve, en la tarde del 27 de octubre, diversas organizaciones, partidos, instituciones, embajadas, personalidades y ciudadanos de todos los rincones del mundo y de Guinea Ecuatorial han mostrado un apoyo sin precedentes a Alfredo y a CEID.

A nivel internacional han sido las organizaciones líderes en la defensa de los derechos humanos como son Amnistía Internacional y Human rights Watch que junto con CIVICUS, EG Justice y APDHE han mostrado su apoyo y firme condena apelando al Relator especial sobre la situación de los defensores de los derechos humanos de las Naciones Unidas, Michel Frost, a investigar estos hechos. 

fotoamnesty

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